Selon les
contes ancestraux, la justice et l’injustice vivaient au début de la création
en bon voisinage dans une caverne à la campagne où la gueuserie est depuis lors
à son pinacle et s’accentue d’année en année en raison de la marginalisation
inouïe manifestée à son égard et pratiquait à son encontre par prévarication et
incurie des gouvernements allochtones et autochtones qui se sont succédés.
Ignare et
criminelle de nature, l’injustice qui est entachée jusqu’au cou de mythomanie,
de cleptomanie, de massacre et qui ne veut point admettre que la diversité est une
richesse qui renforce et que la force de l’opposition constitue un rempart
contre les abus et les dérapages, guette sans scrupule la moindre occasion pour
montrer d’un dévouement servile et mesquin à son seigneur qu’elle est la plus
forte et lui réclame à cor et à cri de concrétiser illégalement l’expulsion injuste
de la justice de son voisinage . Pour y parvenir par duperie et méchanceté
aveugle, elle proposa un jour d’Aoûtage à sa rivale pour une fois par esprit
d’altruisme factice, de l’accompagner pour visiter le Mausolée d’un saint de
réputation bien famée dans une région lointaine . Elle
lui dit : « nous allons partir ensemble pour une pérégrination,
prépare tes viatiques pour pallier aisément les besoins de ce long voyage qui
nous permettra incontestablement de renvoyer le mauvais œil qui ne cesse de
nous causer des malheurs atroces et nous fait patauger dans le bourbier des
problèmes au même titre qu’un canard dans la boue». Ainsi, la date
convenue d’un commun accord , elles partirent … Le jour, elles marchaient, la nuit,
elles s’arrêtaient et chacune d’elles mangeait de ses provisions. Cependant,
l’injustice prenait toutes les précautions nécessaires pour faire des économies
et quand la justice qui est naïve et crédule comme une mule lui dit :
« Mais pourquoi ne manges-tu pas ma chère amie » ??. L’injustice se contentait d’avancer brièvement qu’elle
n’avait pas faim, qu’elle a perdu de vue l’appétit par l’harcèlement de la
marche et que quelques glands secs et amères et une gorgée d’eau fraîche lui suffisent . Ainsi, se déroula tout le voyage
. Au retour, la justice ayant consommée toutes ses provisions se trouva
à court de sa nourriture . Le premier jour, elles
s’assirent à l’ombre d’un vieux chêne et l’injustice se mit à manger goulûment
des apis, du mont dore, de la viande coriace, du beurre rance et du pain cuit
aux cendres. Elle n’invita point son amie . La justice
qui a mésusé de ses provisions, ne put résister et reprocha avec justesse à
l’injustice son injustice et sa conduite indigne .
L’injustice rit de la naïveté de cette dernière en se moquant d’elle . Après une longue journée de marche harcelante, sous
les rayons du soleil de l’Aoûtage, la faim, la soif et la fatigue tourmentèrent
la justice .
A l’heure du dîner, la justice
s’attendait à un geste noble de la part de son amie mais en vain : alors
elle se mit à pleurnicher et à supplier à tue-tête le cœur aride de l’injustice
qui trouve la volupté et la satisfaction morale de faire souffrir son amie . L’injustice, ayant constaté la faiblesse de la
justice en profita et lui dit : « Si tu veux manger, il faut me payer
car je ne peux pas te prendre en charge et je ne suis pas une maison de
bienfaisance pour te nourrir bénévolement » . La
justice répondit, « mais je n’ai pas de sous ni non plus d’articles
précieux à te donner en gage à titre de garantie pour payer plus tard car j’ai
tout épuisé » . Je te prie de m’impartir un
atermoiement et je payerai quand nous serons arrivées chez nous » ?
L’injustice, de caractère abrupt, refusa en exigeant d’elle de payer au
comptant. Devant cet agissement inhumain et exacerbe, la justice lui demanda le
prix qu’il faudrait payer pour manger. L’injustice répondit ad rem :
« Je te crève un œil contre le repas » !! . Un silence de mort et
d’éperdument régna sous l’arbre témoin de cette sale scène et il y eut au cœur
de la justice qui versait de grosses gouttes de larmes d’innocence, une immense
irritation, mais, après de mûres réflexions et une vision de foi, elle essuya
les avaries et accepta tout en ayant la ferme conviction qu’il vaudrait mieux
être au monde, une justice borgne que de ne point exister sur la terre . A la
vitesse de la lumière, l’injustice exécuta sa sentence affadissante d’une
fierté sans égal !!!.
En continuant leur sentier, la justice
souffrait et marchait péniblement, tandis que l’injustice qui est forte de sa victoire,
excita davantage la faim de sa rivale au monde qu’elle veut extirper et écarter
à tout prix . Mais nonobstant son atrophie, son
asthénie et son adynamie, la justice résista de son mieux et lutta de toutes
ses forces à la tentation pendant toute la journée .
Cependant, la justice contre laquelle le destin s’est acharné, qui a tout le
monde sur le dos et qui ne pouvait plus aller plus loin, céda à l’encontre de
sa volonté et de sa dignité piétinée, son deuxième œil à l’injustice pour le
crever férocement pour un peu de nourriture seulement . Et c’est ainsi que la
justice est devenue depuis lors aveugle … !!! .
En quintessence et nonobstant les
retombées néfastes de cette mutilation de force majeure, les sages au nombre
dérisoire, qui savent parfaitement nager et qui ne traversent pourtant le
fleuve que là où il y a les ponts, avouent discrètement au plus profond de leur
tanière où ils grelottent en silence par peur d’être entendu par le diable et
ses alliés, que la justice qui a donné le meilleur d’elle-même par esprit de
philanthropie et de probité au profit des ingrats, doit s’estimer heureuse
d’être privée à tort de ses propres yeux pour ne jamais voir à leur juste
titre, les crimes abominables qui souillent la chaire et l’honneur, perpétrés à
longueur des journées par l’injustice au vu et au su des victimes muselées et asservies
au point qu’elles ne ménagent par aboulie inédite et par pusillanimité inouïe,
le moindre effort pour tenter pour le moins de changer leur triste sort … C’est en termes clairs et récapitulatifs, le comble de
l’irresponsabilité ...
Demi-mot
En témoignage
de mon estime sans égal, je dédie cette modeste narration
traduite d’un conte berbère à tous les
collègues et à tous les responsables des différents échelons hiérarchiques que
j’ai coudoyés de près le long du parcours de ma vie active .
Toutefois et sachant que j’ai combattu de toutes mes forces jusqu’à la dernière
minute du match du sport pratiqué durant de longues années et que je me suis
donné moi-même par justice la carte rouge pour quitter de propre gré une fois
pour toute ses pelouses via le départ à la retraite anticipée sans attente des
prolongations éventuelles et sans attendre bien entendu à ce que cette carte
soit tirée à mon encontre par M. Âge, qui est
irréfutablement arbitre totalitaire au cœur coriace qui ne connaît point la
pitié et qui ne m’a pas autorisé en concertation avec son homologue de la ligne
de touche qui n’est à son tour autre que M.
Temps, à me rendre après le sifflet aux vestiaires afin de saluer tout
le monde à titre «d’au revoir» pour répondre au désir du cœur et pour
satisfaire le plaisir de l’âme, je me trouve donc acculé, à défaut de pouvoir
agir comme fort désiré, à faire recours de la sorte à ce modeste canal pour
demander instamment à toutes et à tous d’avoir l’amabilité de me pardonner les
actes et les comportements éventuellement déplacés sous l’effet pesant des
exigences routinières de l’urgence qui a perdu
son charme et du volume énorme du travail au sein d’un Office défraichi, qui ne
règle plus au temps opportun les redevances de ses partenaires au point que sa
réputation est de plus en plus malfamée, qui erre aux derniers temps sous l’influence
vertigineuse des gifles consécutives des tentatives arbitraires de
privatisation, de libéralisation et de fusion, sans direction précise et sans
objectif clair et qui est devenu depuis deux décennies et plus précisément,
depuis l’intrusion des Dirigeants porteurs de l’emblème dévastateur CMM (Commercial, Management et Marketing), une station expérimentale envahie d’un brouillard de colère
qui empêche la vision, d’une vague de trépignement des acquis qui sème la
frustration, d’un froid glacial des inégalités et du gel des salaires qui avive
la flamme de déception et d’une tempête des périls chauds de toute nature qui frappent
aux portes à tambours battants et qui brûlent de tous les côtés au point qu’ils
rendent les nerfs à fleur de pot et démoralisent même les plus patients sous
le regard de trahison des vénaux Géants aux pieds d’argile qui s’effondreront
bientôt par une simple goutte d’eau potable de l’ONEP… En vous
remerciant de la démultiplication de ce message auprès des collègues voisins
qui ne sont pas par raccroc dotés d’Outlook qui a brisé le respect de la voie hiérarchique
et qui a inhumé l’archivage adéquat, je vous serre fortement la main et je vous
dis avec tous mes compliments, au revoir …
Signé :
Ali OUIHMAN
Kénitra
qui naitra …
|
|
|
| ÚÏÏ ãÑÇÊ ÞÑÇÁÉ
257
|
ÊÇÑíÎ ÇáäÔÑ:11/02/2010
|
ÊÚáíÞÇÊ ÇáÞÑÇÁ ÇáÊÚáíÞÇÊ ÊÚÈÑ Úä ÑÃí ÃÕÍÇÈåÇ æ áÇ ÊÚÈÑ ÈÇáÖÑæÑÉ Úä ÑÃí ÇáãæÞÚ
|