A l’occasion de la mise en application des
règles du nouveau Carnet de Prescriptions en matière de sécurité et dans le
cadre des dispositions du Code du Travail Marocain, le Bureau Syndical Régional
représentant les agents de la DR
d’Agadir dépendant du Pôle Réseaux, se voit dans l’obligation de soulever les
problèmes que rencontrent les agents d’exploitation au niveau de la DR d’Agadir et par la même,
présenter les revendications ci-après énumérées qui sont directement liées à la
sécurité et à l’environnement de travail :
1er
point :
Notre DR compte plus de 400 exploitants encadrés
par un seul responsable qui s’occupe du service « sécurité et prévention ».
Certes, ce manque important en effectif qu’il en est de même dans d’autre
Direction, d’encadrement se reflète
négativement sur d’autres éléments fondamentaux relatifs à la sécurité, telles
que les sessions de formation, les journées de sensibilisation, les visites de chantiers
et les opérations de contrôle des travaux et du personnel exécutant. D’où la
nécessité urgente de combler cette insuffisance d’encadrants qu’accuse le service
sécurité.
2ème
point :
Lors des permanences assurées dans les
postes notamment à l’occasion des visites royales, nos agents d’exploitation s’acquittent
de leur devoir dans des conditions insalubres. En effet, la plupart des postes
de transformation sont dépourvus d’équipements de première nécessité (eau, sanitaires, locaux d’hébergement).
Il est donc nécessaire de procéder à une mise à niveau de ces postes en les
dotant de matériel de commande et de contrôle à distance et d’y installer des
locaux réservés à l’hébergement du personnel assurant la permanence
indépendamment des installations électriques, à l’exemple des postes 60 kV –Taghazout et 225/60 kV de Tiznit
et Agadir.
A titre de rappel, le code du travail
prévoit que l’employeur doit garantir l’approvisionnement normal en eau potable
des chantiers et y assurer des logements salubres et des conditions d’hygiène
satisfaisantes pour ses employés.
3ème
point :
L’effectif
déployé dans toute les unités n’a pas suivi la demande grandissante d’énergie
et le nombre croissant des clients .Ce manque de personnel a eu un impact
négatif sur le rendement et la qualité de service .Les réseaux ne cessent de s’élargir,sans tenir compte des hommes appelés à intervenir sur ce
réseau . Ce qui a causé chez toutes les unités ,sans exception ,un débordement
et une interruption de travail .Pendant les occasions exceptionnelles
(visite royale,festivité …),les équipes d’intervention sont obligées
d’assurer une permanence 24/24h ,et 36h continu pour les agents de quart dépendant
de la DTR, sans arrêt, à tel point qu’un nombre important d’agents appartenant
à ces équipes se trouvaient , depuis plus d’une année, privés de repos de fin
de semaine, des jours fériés et congé annuel, contrairement au code du travail
et statut de l’office.
Cette
situation a donné naissance à un climat de tension caractérisé par le stress et
la pression qui pèse sur les agents et dont les conséquences pourraient
être dramatiques.
Il est
grand temps d’examiner sérieusement ce sous effectif de 1300 agents exploitants
reconnu par notre DG, et que ce déficit est actuellement absorbé par l’effectif
existant.
4ème
point :
Il suffit de connaître qu’un agent
exploitant n’a pas droit à l’erreur, sa vie et/ou celle des autres pouvant être
exposées au danger et que les exploitants occupent la 1ère place
parmi les victimes des accidents de travail recensés annuellement au sein de
l’office. Néanmoins, aucune indemnité ou prime n’est leur allouée moyennant les
travaux dangereux qu’ils accomplissent. Il est donc souhaitable qu’une prime de
risque soit accordée aux agents habilités M1, M2, M3, T1, T2 et T3, et qu’une
prime spéciale soit également attribuée aux responsables des équipes
techniques, sachant que le code du travail évoque l’allocation d’indemnité ou
prime pour l’accomplissement de travaux dangereux.
D’autre part, il est grand temps aussi de
revoir la méthode de calcul de la prime de réseau surtout en ce qui concerne le
temps d’intervention, ce qui incite parfois des agents de la moyenne et haute
tension à mettre leur vie en danger pour réduire le délai de rétablissement du
courant. (La vitesse à la conduite, rapidité d’intervention, au détriment de la
sécurité.
5ème
point :
Pour cerner les problèmes touchant le
domaine de la sécurité, nous proposons la mise en place du comité d’hygiène et
de sécurité et de rendre son rôle opérationnel, tel qu’il est stipulé par le
code du travail et qui aura pour mission de détecter les risques professionnels
auxquels sont exposés les exploitants, d’assurer l’application des textes
législatifs et réglementaires en matière de sécurité et de susciter toutes les
initiatives portant notamment sur les méthodes et procédés de travail, le choix
du matériel, de l’appareillage et de l’outillage nécessaires et adaptés au
travail.
Estimant que nos revendications sont
réglementaires et fondées, nous comptons sur la compréhension de notre DG pour y
donner satisfaction.
Nous comptons également sur le soutien de l’ensemble
de nos collègues à travers toutes les directions régionales auxquels nous lançons
un appel pour apporter à notre action toute leur solidarité habituelle , leur
appui en matière l’enrichissement du sujet que nous débattons afin de faire
aboutir nos revendications justes et légitimes.
Enfin et comte tenu de ce qui précède le bureau
syndical régional compte organiser un assemblé général extraordinaire du
personnel incessamment dont l’objectif de prendre les décisions convenables
pour atteindre nos revendications légitimes.
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تاريخ النشر:30/07/2008
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